Dernières paroles
Une attache profonde au sens des paroles : voilà qui relie Charles Gounod et Maurice Duruflé malgré cent ans d’écart.
Compositeur prolifique de musique sacrée, Gounod mêle dans ses Sept Paroles du Christ sur la Croix (1855) évolutions harmoniques du XIXe siècle et style palestrinien – en référence au compositeur de la Renaissance italienne Palestrina, alors considéré en France comme le fondateur de la musique sacrée. Gounod se base sur le texte latin des Évangiles pour réaliser un livret elliptique des dernières heures de la Passion du Christ, dont la beauté est renforcée par une simplicité envoûtante de la partition.
Profondément autocritique, Duruflé ne laisse derrière lui qu’un nombre très restreint de compositions. Héritier de Paul Dukas et Charles Tournemire dont il fut l’élève, le compositeur puise son inspiration dans le chant grégorien. Le texte nourrit alors la musique : de la langue découle le rythme, l’harmonie, le contrepoint. Mais, en pleine écriture d’une suite pour orgue inspirée par la Messe des morts grégorienne, Duruflé peine à séparer musique et paroles. L’œuvre évoluera en un Requiem (1948) qui retranscrit l’apaisement, le détachement vers l’au-delà, la foi et l’espérance.
POURQUOI CE CONCERT ?
– Le sacré à la française
– Les mots à la source de la musique
– Les innovations d’un temps, le style d’un autre
Programme
C. Gounod – Les sept paroles du Christ sur la croix
M. Duruflé – Requiem, op. 9
Durée
70'
En écho
L'Opéra de Lausanne présente Mireille de Charles Gounod les 4, 6, 9 et 11 octobre 2026, sous la direction de Jean-Marie Zeitouni et mis en scène par Bruno Ravella.

24 chanteur·euses EVL
Ludmila Schwartzwalder ALTO
Geoffroy Perruchoud BASSE
Arthur Saunier ORGUE
Pierre-Fabien Roubaty DIRECTION