Actualités / Mars 2005

 

Japon 2005

Reflets de Tournée

 

Une Saint-Valentin aux baguettes
Michel Corboz fêté à Tokyo

Aimez-vous Brahms ? Une aubade aussi charmante qu’imprévue en l’honneur de notre hôte.
(© Vincent Arlettaz)

 

Les hasards du calendrier ont voulu que notre deuxième concert japonais, le 14 février, coïncide avec l'anniversaire de notre chef, Michel Corboz. Il n'en fallait pas tant à notre impresario japonais, Toshio Watanabe, qui saisissait le prétexte pour nous montrer une fois de plus son exceptionnel sens de l'hospitalité, invitant l'ensemble des participants de la tournée à dîner dans un grand restaurant gastronomique chinois de Tokyo: excusez du peu!

La cuisine est certainement un des aspects de leur culture traditionnelle que les Japonais ont conservé avec le plus d'amour. Même perdus au milieu des gratte-ciel de Tokyo ou d'Osaka, vous trouverez très facilement de petites gargotes fort sympathiques, proposant une carte à laquelle vous ne comprendrez pas un traître mot (pas même les prix, libellés en chiffres chinois!), mais où vous vous régalerez de soupes aux nouilles de sarrasin, de sushi ou de beignets de crevettes. Toutefois, pour apprécier dans toute sa plénitude l'art de la table extrême-orientale, il faut avoir connu un restaurant tel que celui choisi par Toshio Watanabe: une succession quasi infinie de petits plats, contenant à peine une bouchée: canard laqué bien sûr, mais aussi petites asperges en fagots, lard fumé fondant sur la langue, tapioca, salade de méduse même! Un véritable festival de couleurs et de saveurs, qui semble vous transporter en une autre époque.

Ponctuée d'allocutions de circonstance prononcées par Toshio Watanabe et Michel Corboz, cette soirée se déroulait en présence de l'attaché culturel de l'Ambassade de Suisse au Japon, M. Fux, qui pour sa part offrit le vin (valaisan!). Le moment de plus grande émotion fut toutefois très certainement l'aubade offerte par les dames de l'EVL, avec le concours de Nathalie Chatelain à la harpe et de Konstantin Timokhine au cor. Les aléas de la tournée, les fatigues, les petites mesquineries même s'effaceront avec le temps. Mais de même que les émotions musicales partagées, le souvenir de cette chaleureuse soirée de la Saint-Valentin restera à n'en pas douter gravée dans les mémoires.

 

Un Jésus fort incrédule… ou Marcos Fink, notre soliste,
piégé par les talents cachés de magicien de Toshio Watanabe.
À gauche, Yumiko Tanimura. (© Vincent Arlettaz)

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Page mise à jour le 22 novembre 2005